Les 4 élèves de 3ème (Aélaïg, Léa, Florian et Thibaut) lauréats du concours de la Résistance et de la Déportation ont participé lundi à Laval à une cérémonie commémorative de l'appel du général de Gaulle à refuser la défaite en 1940 et à poursuivre le combat contre l'ennemi.
Léa avec l'aide de M. Claude Montaufray, membre de la fondation de la France Libre, a participé à la montée des couleurs.
Des gerbes ont ensuite été déposées aux monuments aux morts de la Résistance et aux morts des Guerres.
L'appel du général de Gaulle a été relu lors de cette cérémonie avant que ne résonnent le Chant des partisans et l'Hymne national chantés par les élèves des écoles d'Hilard et de Haute-Follis.
Ce moment a touché tous nos élèves.
Dimanche 24/06, ils recevront leurs prix à la mairie de Laval...dont quelques jours fin août au Parlement Européen de Stasbourg, la visite du camp du Struthof, Verdun et Colombey les deux églises.
Voici quelques photos en attendant celles de dimanche ....
La valeur de l’histoire
La valeur de l'histoire
Ce que je suis, en tant qu’individu, ne se comprend que dans la relation. Elle se situe à la fois dans l’espace et aussi dans le temps. Je ne suis séparable de rien, ni de personne, je porte en moi toute l’histoire, parce que je porte en moi toute l’humanité. Le véritable sens historique est précisément celui de mes racines. Nietzsche emploie dans les Considérations intempestives, la métaphore de l’arbre. A notre époque où l’homme vit comme une feuille au vent, sans attaches et sans racines, il est devenu un consommateur identique à tous les autres sur la planète, consommant le même soda, écoutant la même musique, portant les mêmes jeans, menant une existence qui a quelque-chose d’artificiel, tant les sens du lien avec la Terre et l’Histoire lui échappent. Ce qui lui manque c’est « le plaisir que l’arbre prend à ses racines, le bonheur que l’on éprouve à ne pas être né de l’arbitraire et du hasard, mais sorti d’un passé, héritier, floraison, fruit ». Le mérite de l’histoire est de nous permettre de faire corps avec cette culture et par là, avec toute l’humanité. Se sentir héritier, c’est ainsi éprouver ce sentiment d’avoir reçu du passé un don.
L’histoire garde donc à notre époque un mérite essentiel, celui de pouvoir contrebalancer la dictature médiatique, le conditionnement de masse de l’actuel. Il y a en effet nécessité de disposer d’un contrepoids efficace à l’égard de toutes les images que nous consommons aujourd’hui. Un individu conscient de son histoire, instruit du passé, sait se déprendre des séductions de l’éphémère, il marche davantage les yeux ouverts et n’est pas dupe. Il ne vit plus tête baissée dans le sillon de l’actualité, il contemple un horizon plus large. Il sait que ce dont on fait aujourd’hui grand cas, sera bien peu de choses demain.
D’ap. S. Carfantan, Philosophie et spiritualité, http://www.sergecar.perso.neuf.fr/, leçon 105, la valeur de l’histoire.
Ce que je suis, en tant qu’individu, ne se comprend que dans la relation. Elle se situe à la fois dans l’espace et aussi dans le temps. Je ne suis séparable de rien, ni de personne, je porte en moi toute l’histoire, parce que je porte en moi toute l’humanité. Le véritable sens historique est précisément celui de mes racines. Nietzsche emploie dans les Considérations intempestives, la métaphore de l’arbre. A notre époque où l’homme vit comme une feuille au vent, sans attaches et sans racines, il est devenu un consommateur identique à tous les autres sur la planète, consommant le même soda, écoutant la même musique, portant les mêmes jeans, menant une existence qui a quelque-chose d’artificiel, tant les sens du lien avec la Terre et l’Histoire lui échappent. Ce qui lui manque c’est « le plaisir que l’arbre prend à ses racines, le bonheur que l’on éprouve à ne pas être né de l’arbitraire et du hasard, mais sorti d’un passé, héritier, floraison, fruit ». Le mérite de l’histoire est de nous permettre de faire corps avec cette culture et par là, avec toute l’humanité. Se sentir héritier, c’est ainsi éprouver ce sentiment d’avoir reçu du passé un don.
L’histoire garde donc à notre époque un mérite essentiel, celui de pouvoir contrebalancer la dictature médiatique, le conditionnement de masse de l’actuel. Il y a en effet nécessité de disposer d’un contrepoids efficace à l’égard de toutes les images que nous consommons aujourd’hui. Un individu conscient de son histoire, instruit du passé, sait se déprendre des séductions de l’éphémère, il marche davantage les yeux ouverts et n’est pas dupe. Il ne vit plus tête baissée dans le sillon de l’actualité, il contemple un horizon plus large. Il sait que ce dont on fait aujourd’hui grand cas, sera bien peu de choses demain.
D’ap. S. Carfantan, Philosophie et spiritualité, http://www.sergecar.perso.neuf.fr/, leçon 105, la valeur de l’histoire.
mercredi 20 juin 2012
vendredi 6 avril 2012
Journée sur les sites du débarquement
Pour cette nouvelle année sur les sites du débarquement et au musée de la paix à Caen, les professeurs ont pu compter sur des élèves attentionnés et intéressés, affrontant le vent et le froid sur la pointe du Hoc et la foule lors de la visite du musée.
Voici quelques photos de notre journée.
Voici quelques photos de notre journée.
Arrivée au cimetière allemand de la Cambe
A la pointe du Hoc, lieu stratégique situé en haut d'une falaise,
pris d'assaut par les rangers américains
Vue prise de l'intérieur d'un blockhaus allemand, à la pointe du Hoc
Le cimetière américain de Colleville,
il surplombe l'ancienne plage d'Omaha beach
Le musée, à caen
jeudi 12 janvier 2012
Concours de la résistance
Mercredi 11 janvier, les quatre élèves inscrits au concours de la Résistance et de la déportation ont eu la chance de rencontrer des témoins rescapés des camps nazis, intervenant sur le thème de cette année "Résister dans les camps nazis".
Les témoignages de Mme Chombart de Lauwe, déportée à Ravensbruck, de M. Fridman, déporté à Auschwitz et Buchenwald et M. De la haye, déporté à Buchenwald, furent donc particulièrement émouvants
de gauche à droite, M. Fleury (résistant) M. Lescure (directeur général de la Fondation pour la mémoire de la déportation), Mme Chombart de Lauwe, Mme Doumeau (femme de déporté), M. Fridman et M. Delahaye. Les jeunes ont ainsi davantage pris conscience des conditions de vie extrêmes dans le milieu concentrationnaire où résister était une prise de risque énorme. La volonté de survie, grâce à l'entraide, notamment dans le camp de femmes de Ravensbruck (comme pour nourrir des nouveaux nés avec des biberons fabriqués avec du matériel dérobé...) et surtout la force de demeurer des êtres pensants, emplis de dignité sont restées les plus fortes malgré l'intention de destruction physique et psychologique entreprise par les nazis. Par leur récit, ils nous ont rappelé les valeurs essentielles de liberté et de dignité nécessaires pour préserver la démocratie. Nos jeunes ont été aussi surpris par la force et la pugnacité de Mme Chombart de Lauwe.
Florian, Thibault, Léa et AelaÏg, nos quatre jeunes participants
de gauche à droite, M. Fleury (résistant) M. Lescure (directeur général de la Fondation pour la mémoire de la déportation), Mme Chombart de Lauwe, Mme Doumeau (femme de déporté), M. Fridman et M. Delahaye. Les jeunes ont ainsi davantage pris conscience des conditions de vie extrêmes dans le milieu concentrationnaire où résister était une prise de risque énorme. La volonté de survie, grâce à l'entraide, notamment dans le camp de femmes de Ravensbruck (comme pour nourrir des nouveaux nés avec des biberons fabriqués avec du matériel dérobé...) et surtout la force de demeurer des êtres pensants, emplis de dignité sont restées les plus fortes malgré l'intention de destruction physique et psychologique entreprise par les nazis. Par leur récit, ils nous ont rappelé les valeurs essentielles de liberté et de dignité nécessaires pour préserver la démocratie. Nos jeunes ont été aussi surpris par la force et la pugnacité de Mme Chombart de Lauwe.
Florian, Thibault, Léa et AelaÏg, nos quatre jeunes participants
Inscription à :
Articles (Atom)